Suicidé

Honte à celui qui osera dire du mal d’eux. Ces pauvres âmes qui n’ont pu trouver la force de vivre, pire, qui se sont senti tellement acculé dans leur mal être, qu’elles sont parvenu jusqu’à la dernière des extrémité : arrêter de vivre.
Je n’ai aucune compassion pour les suicidés. La difficulté de vivre … il y a des gens qui se battent pour vivre, des gens qui veulent vivre. Par égard pour eux, on se doit de vivre, et avec joie encore. Qu’ils soient touchés par la maladie, qu’ils luttent contre la pauvreté, ils vivent, ils se battent jour après jour pour survivre.
Le suicidé lui est vivant, en bonne santé peut être, mais il vit, assurément, il veut mourir, et il y parvient. Grand bien lui en fasse. Si c’est ce qu’il veut, si c’est ce qui va le rendre heureux. Qu’il abandonne, qu’il arrête de se battre, contre ses démons intérieurs, contre l’adversité. Le suicidé est faible et lâche. De la tristesse sans doute, mais de la compassion, aucune. La sagesse populaire dit toujours que ceux qui souffrent sont ceux qui restent.
Et s’ils veulent mourir, et bien qu’ils meurent, mais utilement. Que cherchent ces suicidés qui se jettent sous les voies d’un train un vendredi en fin de journée. Départ de week-end. Oh grand dieu, il ose blâmer ces écorchés vif qui en perdant la vie, sont responsable d’un accident de personne et des perturbations de trafic y afférent. Mais oui, oui, et oui ! Il y a mille façons de perdre la vie, celle qui consiste à se jeter sous un train est loin d’être la plus … attrayante, à supposer que cette idée puisse l’être. Voir le train arriver, l’entendre, le bruit métallique des rails, le brouhaha, trouver la force de se jeter sous le train, au bon moment, le choc, les os broyés, qu’on ne me dise pas que ça donne envie. Il est tellement plus facile de se jeter d’un pont, d’un balcon, mourir sur le coup à coup sur, et avec un peu de chance la peur provoquera un arrêt cardiaque avant l’impact, du calme, de la sérénité, une belle mort en somme ? Ou les médicaments, partir en douceur, une overdose de morphine, un nuage de bonheur létal. Opter pour une chute ascensionnelle, sans parachute, profiter du spectacle, des sensations. Mais se jeter sous un train ?
C’est donc que ces bougres veulent qu’on les remarque, qu’on sache qu’ils sont partis, et le coup de feu du vendredi leur assurera la publicité qu’ils espèrent. Ils sauront, ils sauront qu’ils sont parti, des centaines, des milliers de personnes auront une pensée pour eux. A quel prix ? D’honnêtes citoyen, des travailleurs, qui ont organisé leur week-end, prévu de longue date, et qui vont manquer, qui un train, qui une réservation, qui une soirée … un moment de repos, très temporaire, si chèrement désiré qui sera écourté, entaché, annulé, par la seule et unique volonté d’un être égoïste qui a souhaité prendre en otage les passagers des rails.
S’ils veulent partir qu’ils partent, mais qu’ils n’espèrent pas qu’on s’apitoie sur leur sort. Ils l’ont choisi, chacun est libre de ce qu’il fait de sa vie. Ils ont eu la chance d’être en vie. S’ils veulent partir, qu’ils partent, mais utilement. Et pourquoi pas un centre d’aide au « départ » ? Un lieu où on les aiderait à réaliser leur souhait le plus cher, mourir, tout en rendant leur décision utile, un don, un don d’organe. Que leur choix, leur décision, leur fuite désespéré, puisse sauver des vies.
Et pourquoi pas leur prendre leur vie. Ils ne veulent plus vivre, soit. Qu’une organisation, ou qui de droit, s’approprie leur existence. Leur vie leur est indifférente, ils ne sont plus dignes d’en être le maître. Ils seraient envoyés aux quatre coin du monde, là ou l’on a besoin d’eux, là où ils seront utile. Aide humanitaire, école pour enfant, travaux d’aménagement, ce n’est pas le travail qui manque. Les travaux forcés pour les damnés, jusqu’à ce qu’ils retrouvent le goût de vivre.
Mais qu’on ne s’apitoie pas sur leur sort. Il n’y a rien de plus facile que mourir, on peut tous se laisser mourir. Le plus beau combat, c’est la vie.

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2 réponses à “Suicidé”

  1. bob dit :

    Whoa, on voit que vous n’y connaissez rien au sujet.

    Vous couchez par écrit la pensée bornée et sans culture de quantités de personnes.

    Si vous suicidez votre blog, je ne le pleurerai pas.

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